Langues artificielles

Comme j'ai un penchant bénin pour les langues artificielles, j'ai commis quelques pages sur le sujet.

Bien que ce ne soit pas l'envie qui m'en manque, il s'en faut de beaucoup que je croie en la possibilité d'une langue mondiale égalitaire.
En effet, si parmi les projets qui se comptent par centaines, quelques uns proposent aujourd'hui des racines puisant bien au delà des langues européennes dans un louable souci d'élargissement, leur grammaire demeure, souvent, naïvement héritée de l'esperanto, lui même plus proche de nos schémas européens que ses défenseurs veulent bien l'admettre.

En revanche les arguments en faveur d'une langue commune européenne m'ont convaincu, et ce qui serait un défaut devient une qualité si on parle d'une langue commune pour l'europe, puisque justement la plupart des langues construites opérationnelles sont des langues euroclones. Le problème étant plus politique que technique, je laisse à la politique son domaine. car de mon côté, ne me croyant pas investi d'une mission de sauver le monde, ni même plus modestement l'Europe, je me contente de m'amuser avec les langues artificielles, mais cèdant à l'habituelle folie réformatrice qui réside en chaque amateur de langage construit, je paufine quelques règles de grammaire dans le simple but de combiner logique et ce matériau si humain qu'est le langage. Si mes petites cogitations peuvent être utiles à d'autres, qu'ils se servent, je leur en serais reconnaissant.

 

 

GLOSA

Glosa est issu d'une proposition d'un biologiste anglais, Lancelot HOGBEN, en 1943, et repris beaucoup plus tard par deux autres anglais: Wendy ASHBY et Ronald CLARK. Un intéressant  principe, malheureusement gâché par une grammaire calquée sur l'anglais sans en présenter les mécanismes régulateurs, engendrant des difficultés insurmontables. Les auteurs, dans les textes qu'ils ont proposés, utilisent implicitement des règles qu'ils affirment avoir supprimées. Néanmoins, le fond grec du lexique, et l'utlisation systématique des noms scientifiques des animaux et des plantes, juste transposés en ortographe de la langue, règlerait pour l'avenir le développement des dictionnaires.

On trouvera en suivant les liens :

IDO

Parmi les langues artificielles proposées, l'une des mieux abouties est sans contest l'IDO. Née de la volonté de scientifiques au début du XXème siècle, s'appuyant sur plusieurs projets antérieurs et principalement sur l'Esperanto, la langue est aujourd'hui totalement fonctionnelle et serait à même de satisfaire tous les besoins  de communication inter-européens.
Pourtant,
malgré une diffusion rapidement importante, le mouvement perdit de son ampleur après la première guerre mondiale, ses promoteurs s'étant retrouvés dans des camps opposés , et le principal animateur du mouvement , le philosophe mathématicien Louis Couturat  étant décédé dans les premiers jour du conflit.
Aujourd'hui, bien que menacée elle demeure cependant vivante, principalement grace aux communications par Internet qui permettent à des groupes restreints disséminés de rester actifs.
On trouvera tous le liens nécessaires pour mieux connaitre la langue et son usage actuel en visitant le site de son omanuel rganisation internationale : http://www.ido.li/
Pour un premier contact en Français, on aura intéret à consulter le site de Ido-France : http://www.ido-france.org/

Et si l'envie vous prend de pousser plus loin, je vous conseille en premier la lecture de "Ido en dix leçons" qui en quelques heures vous donnera les bases pour commencer à lire en Ido. Ce petit manuel est télé-chargeable ici : manuel en 10 leçons
Et si poursuivant votre plaisir vous vous piquez d'écrire dans cette langue, je m'autorise à faire un peu de réclame pour un logiciel fonctionnant sur tous les grands systèmes d'exploitation connus pour micro ordinateurs, Windows, Mac, Linux, Bsd ... que j'ai écrit pour cela et qui se trouve sur la page de ce site :
Vorteko
Enfin, avec un peu d'études vous serez à même de lire, entre autres, Gazuyi, revue sans prétentions à parution aléatoire .


Toki IO

Le Toki Io est un langage tokiponiforme que  j'ai fabriqué pour son système numérique.