J'ai écrit quelques vers dans les années quatre-vingt-dix du XXe siècle, et vous en trouverez l'essentiel sur ce site à la section "poésies".
La vogue de l'IA trente ans plus tard m'a permis de m'amuser à transformer ces textes en chansons.
Je n'ai utilisé que les logiciels publics, et les résultats sont bruts de décoffrage, n'étant ni musicien ni ingénieur du son.
Finalement mon rôle s'est limité à adapter ici et là le texte d'origine, très peu en vérité, de sélectionner des styles de musiques et de trier parmi les résultats obtenus.
C'est assez spectaculaire pour un néophyte, quoiqu'il faille admettre qu'on éprouve toujours un sentiment de déjà entendu. Il m'a ainsi fallu éliminer une version genre "opéra" à cause de relents évidents d'un Ave Maria célèbre. Ma culture musicale souffrant de nombreuses lacunes, je ne suis pas capable de repérer tous les emprunts. Les oreilles plus sensibles éviteront de m'agonir d'injures pour ces plagiats involontaires.
Voici donc seize à la quinzaine de chansons dont je suis l'auteur des textes, sous des musiques générées par l'intelligence artificielle. Je me suis servi de plusieurs interfaces, mais elles renvoyaient soit au service de Google, soit plus probablement Meta(Facebook) par derrière.
Il y a du rock, de l'opera, de la bossanova, du jazz cool, de la valse et des styles indéterminés mais qui correspondent à la mode.
Le plus surprenant pour moi a été le morceau intitulé "jubilé", et c'est le résultat d'une erreur de saisie. Au lieu de coller un poème pour les paroles dans le logiciel, j'ai collé par inadvertance tout un lot de poèmes qui se trouvent ainsi réunis par une mélodie. Enfin c'est du rock, c'est long mais ça chauffe. Il manque les trois derniers vers du dernier poéme, la limite du logiciel ayant été atteinte, c'est pas bien grave. Quoique les textes n'aient jamais été écrits pour du rock, j'en aime le résultat.
Je suis plus partagé, par exemple, quant au morceau "urée" où j'ai de la peine à retrouver mon "Sonnet de l'écoinçon" qui s'appuie sur des enjambements quasi à chaque vers, ce que l'IA n'a pas bien intégré. Pourtant je trouve du charme à ce morceau de rock, style dont je suis peu friand en général.
Il y a quelques erreurs de lecture par les "chanteurs", personne ne leurs en tiendra rigueur, toute intelligence est faillible. Quand je saurais mieux utiliser les logiciels, peut-être que je corrigerai.